Cercle

Européen de

Soutien à la

Culture

Polonaise

Actualités

                   Pour inaugurer la nouvelle saison culturelle, le CESCP,

          en partenariat avec L'Association Chopin à Nohant vous invite

             vendredi, 13 septembre, aux deux événements suivants :

 

 

 

• visite privée de l'exposition-événement "Paris Romantique 1815 - 1848" au Petit Palais, à 16 heures

 

Une magnifique exposition-événement "Paris Romantique 1815 - 1848" au Petit Palais, qui fermera ses portes le 15 septembre.

 

Des centaines de peintures, sculptures, costumes, objets d’art, mobilier plongent le visiteur dans le bouillonnement artistique, culturel et politique de cette époque.

La vie politique et sociale, la peinture comme la littéraire y sont largement présentes.

Le but de la visite est d'approfondir le regard sur la musique de cette époque et de ses compositeurs : Berlioz, Gounod, Auber, Halevy, Rossini, Bellini, et évidemment les Apollons du piano romantique : Frédéric Chopin, Franz Liszt, avec toute la pléiade internationale : Kalkbrenner, Thalberg, Herz, autour des pianos Pleyel ou Erard.

 

Le professeur Adam Wibrowski, président de l'Association "CHOPIN à NOHANT", sera notre guide pour cette visite privée qui nous permettra de retrouver la magie des expressions pianistiques de Chopin ou de Liszt.

 

•  récital de piano "PARIS ROMANTIQUE", donné par ARTEM YASINSKY à la Bibliothèque Polonaise, à 19 heures

 

          En deuxième partie, vous vous  invitons au récital de piano "PARIS ROMANTIQUE", qui sera donné par ARTEM YASINSKY, récent Grand Prix du World Piano Competition in Cincinnati, (le plus ancien concours de piano en Amérique, fondé par Artur Rubinstein).

           Le programme de ce concert a été élaboré spécialement en fonction de l'exposition : nous entendrons les œuvres de Chopin, Liszt, Schumann, Rossini, Herz, Bellini, avec  des extraits du célèbre Hexaméron, l'œuvre emblématique de toute cette époque.

 

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Commentaires :

 

Vendredi dernier, 13 septembre, à la suite de la visite de l'exposition Paris Romantique, commentée exceptionnellement par Adam Wibrowski, un concert de piano a eu lieu dans l’auditorium de la Bibliothèque Polonaise de Paris, avec pour soliste le jeune et talentueux pianiste Ukrainien, Artem Yasinsky.

En dépit de la grève de la RATP, la salle était étonnamment bien remplie et il faut dire que ceux qui ont eu la possibilité de venir ne l’ont pas regretté : nous avons pu découvrir dans un récital qui faisait la part belle aux transcriptions, un jeune pianiste particulièrement brillant, associant avec une personnalité affirmée, à la fois la sensibilité romantique qui convenait aux œuvres de Chopin, de Liszt, de Schumann et voire même de Rossini (Petit caprice) à une exceptionnelle virtuosité. Son succès fut  à la hauteur de sa prestation, impressionnante ! Avec, en bis, l'époustouflante Carmen Fantasie version Horowitz!

Presque inconnu en France, Artem Yasinsky l’est beaucoup plus à l’étranger, puisqu’il a remporté, entre autres, la médaille d’or du World Piano Competition a Cincinnati en 2016. Il est certainement destiné à une brillante carrière pianistique et nous étions ravis de le découvrir.

 

 Les photos qui suivent illustrent bien le déroulé de ce bel après-midi puis de la brillante  soirée.

 

Prochaine manifestation du CESCP

 

Organisée en partenariat avec la Société Historique et Littéraire Polonaise

et  L’institut Frédéric Chopin à Varsovie

 

 

Grande soirée romantique organisée pour commémoration du 170ème anniversaire

de la mort de Frédéric Chopin

 

 

Jeudi 17 octobre à 17h

 

Bibliothèque Polonaise de Paris. 6, quai d’Orléans. 75004 Paris

 

Programme de la soirée :

17h à 18h - visite guidée du Musée Chopin de la bibliothèque

18 h – Inauguration de la soirée

18h15 – Promotion du 18ème Concours International Fréderic Chopin par Aleksander Laskowski, attaché de presse du Concours Chopin - présentation audio-visuelle

18h40 – Conférence introductive d’Adam Wibrowski, Président de l’Association Chopin à Nohant

19h – Récital de KRZYSZTOF KSIĄŻEK, un des plus intéressants pianistes polonais de la jeune génération et lauréat de nombreux prix : ŒUVRES DE FREDERIC CHOPIN

 

20h - Echanges avec le public

 

20h30 - Verre de l’amitié

 

 

Sous le haut patronage de

 

                   Monsieur Emmanuel MACRON                    Monsieur Andrzej DUDA

                  Président de la République française              Président de la République de Pologne

 

 

L’année 2019 marque le centenaire de la signature, le 3 septembre 1919, de la convention entre la France et la Pologne « relative à l’émigration et à l’immigration », qui entraîne l’arrivée massive de travailleurs polonais en France et plus particulièrement dans le bassin minier du nord du pays. Entre 1919 et 1928, 280 000 contrats de travail sont ainsi signés suite à cet accord international.

Pour commémorer cet événement marquant pour l’identité du territoire, le musée du Louvre-Lens propose une grande rétrospective sur la peinture polonaise du 19e siècle, avec la collaboration étroite du musée national de Varsovie.

 

L’exposition retrace ce moment si particulier de l’histoire de la culture polonaise, où malgré la division du pays entre l’Empire russe, l’Empire autrichien et le Royaume de Prusse, les artistes créent une véritable identité polonaise, ce que l’on a pu nommer depuis la « Polonité ». Elle présente la façon dont les artistes, en s’inspirant de l’histoire nationale, des paysages et de la paysannerie, ont façonné des images de la Pologne pour les Polonais mais aussi pour le reste du monde. Généreuse et évocatrice, leur peinture est souvent à la pointe des modes picturales européennes de l’époque.

Grâce aux prêts prestigieux des musées nationaux polonais, l’exposition réunit environ 120 tableaux − datés entre 1835 et 1914 − des plus grands noms de la peinture polonaise, tels que Jan Matejko, Josef Chelmonski, Jacek Malczewski ou Wojciech Kossak.

 

 

LE PARCOURS DE L’EXPOSITION

 

Peindre la Pologne disparue

 

L’exposition s’ouvre sur une oeuvre monumentale de l’artiste considéré comme le plus grand peintre d’histoire polonais, Jan Matejko. Avec Reytan (La Chute de la Pologne) il met en scène un événement majeur de la fin du 18e siècle : le premier partage du royaume de Pologne, le 21 avril 1773 au château royal de Varsovie.

On peut voir le noble Tadeusz Reytan qui tente désespérément de s’y opposer, par un geste d’une dramaturgie extrême. Jan Matejko incarne cette peinture à dimension nationale, fustigeant les responsables du déclin et de la partition du pays. Lorsque la Pologne est rayée de la carte de l’Europe dès 1795, une grande partie de la population garde l’espoir d’un retour à l’indépendance. L’amour pour cette Pologne perdue et désirée est une source d’inspiration pour les peintres, poètes, compositeurs et romanciers, qui vont jouer un rôle majeur dans la construction d’une identité nationale.

 

Glorifier l’histoire polonaise

 

Les peintres d’histoire polonais vont célébrer les épisodes glorieux du passé, rappelant à toute l’Europe que la Pologne a été un grand pays. Ils font revivre par leurs œuvres un « âge d’or » nourri de héros, figures de légendes et batailles victorieuses. Compositions denses, jeux savants d’ombre et de lumière, coloris riches et complexes caractérisent ces tableaux souvent imposants par leurs tailles. Des artistes comme Jan Matjeko ou Henryk Rodakowski contribuent au développement d’un imaginaire collectif puissant. Baptême de roi, délégations royales, inaugurations officielles sont les thèmes privilégiés dans ces œuvres qui célèbrent la richesse de la nation et de la culture polonaises. L’histoire de la Pologne du 17e siècle est aussi marquée par d’importantes victoires contre les Ottomans ou les Russes. Elles sont au cœur de l’oeuvre d’artistes comme Józef Brandt, l’un des plus importants représentants de la peinture militaire en Pologne.

 

France et Pologne : une histoire partagée

 

La peinture polonaise au 19e est profondément marquée par les liens étroits qui unissent le pays à la France. Napoléon Ier constitue une figure centrale pour de nombreux artistes tels que Piotr Michałowski et Wojciech Kossak. La création du Duché de Varsovie en 1807 en fait un véritable héros national et suscite parmi les Polonais beaucoup d’espoir dans le retour à un État indépendant. Une fascination telle qu’elle amène près de 100 000 soldats polonais à rejoindre l’armée française. C’est pourquoi des batailles comme celles de Somosierra (1808), ou de Raszyn (1809), sont immortalisées par les peintres polonais.

 

Dans les années 1830, les contacts se renforcent encore : l’échec de l’insurrection de novembre 1830 entraîne l’arrivée massive d’une partie de l’élite polonaise en France. Aristocrates, artistes et poètes se réfugient à Paris où se forme une « petite Pologne ». L’hôtel Lambert, appartenant au prince Adam Jerzy Czartoryski, devient un haut lieu de rassemblement politique et culturel où se côtoient les grands noms des sociétés française et polonaise. Dans le Bal à l’hôtel Lambert de Teofil Kwiatkowski, on aperçoit l’écrivaine George Sand aux côtés du poète Adam Mickiewicz, écoutant Frédéric Chopin qui joue pour l’assemblée.

 

Cette exposition est coorganisée avec le Musée national de Varsovie et l’Institut Adam Mickiewicz dans le cadre d’un programme culturel international intitulé « POLSKA 100 » qui accompagne le centenaire du retour à l’indépendance de la Pologne, co-financé par le ministère de la Culture et du Patrimoine national de la République de Pologne dans le cadre du programme pluriannuel « NIEPODLEGŁA 2017–2022 ».

Prochaine manifestation du CESCP :

récital exceptionnel de mélodies de

STANISŁAW MONIUSZKO

 

en commémoration du bicentenaire de sa naissance

Reims  -  décembre 2019

avec trois grands artistes :  Tomasz KUMIĘGA – baryton

   Guillaume FIGIEL DELPECH – contre-ténor

               Benjamin LAURENT – pianiste

 

 

 

2019 a été déclarée par la Diète et le Sénat polonais « Année Stanisław Moniuszko », afin de commémorer le bicentenaire de sa naissance.

Grand compositeur, chef d’orchestre, organiste, pédagogue, Moniuszko est également le créateur de l’opéra national polonais. Il reste très peu connu en France malgré la richesse mélodique et la variété de ses nombreuses œuvres : opéras, mélodies, cantates, œuvres symphoniques et religieuses, musique de chambre.

 

Le Cercle Européen de Soutien à la Culture Polonaise, qui s’associe à  cette commémoration, vous propose de découvrir l’œuvre vocale de Stanisław Moniuszko qui occupe une place importante dans le patrimoine musical polonais.

 

Les mélodies de Moniuszko en polonais et, pour la première fois, en français, seront interprétées d’après la première édition se trouvant dans les collections de la BNF : Mélodies de Moniuszko, traduction française d’Alfred des Essarts.